Michel Delahaye : une étoile qui se meurt

 

On le connaissait pour sa corpulence svelte et imposante dans les coulisses de l’univers cinématographique. De son vivant jusqu’à aujourd’hui, le nom Michel Delahaye sera inscrit dans la légende artistique française. À la fin de son périple sur terre, un récit pour retracer son parcours s’impose.

 

Un chemin semé d’embuche

Michel Delahaye n’a pas toujours été cet homme sûr de lui qui a fait carrière en tant que comédien et critique de cinéma. Ayant vu le jour en Loire-Atlantique en 1929, il a vécu une jeunesse des plus mouvementées. Entre le séjour en prison et le passage par nombreux secteurs d’activités professionnelles aussi divergents les uns que les autres, ce n’est qu’avec son projectionniste d’oncle qu’il a embrassé le monde du cinéma.

 

Des mots sur le cinéma

Dans les années 50 et 60, on reconnaissait plus Michel Delahaye sous son pseudonyme Le Syntagme vert. Il a débuté sa carrière en tant que journaliste du quotidien Radar et Détective. Au bout de quelques articles autour des ciné-clubs, il a atterri dans la rubrique Cahiers du cinéma où il œuvrait sous les ailes d’Eric Rohmer. Ce fut le début de son aventure en tant que critique de cinéma. Avec une passion et un don incontesté en littérature, on lui reconnaissait tout de suite sa qualité d’orateur. En effet, il avait sa manière particulière de parler des œuvres des cinéastes et des producteurs célèbres.

 

Une fibre de comédien

Son aventure a pris fin quand son style d’écriture lui a valu le qualificatif d’anarcho-évangéliste. Il découvre alors qu’il avait un potentiel d’acteur et de nombreux producteurs comme Paul Vecchiali étaient du même avis. Sa voix, sa silhouette et sa diction ont fait de lui un acteur particulier et singulier qui s’adapte très bien à un personnage tantôt pitoyable tantôt dramatique.