Underworld Light, le film léger qui ne fait pas grossir

 

Avertissement, je vais dévoiler pleins d’infos exclusives sur la fin du film. Alors ne lisez cette critique qu’après avoir vu le film sinon vous ne voudrez plus y aller.

Underwold Evolution est la suite immédiate de l’excellent Underworld. Tout le film est hélas centré sur Kate Becquinsale au détriment de la richesse de l’univers, de la cohérence générale du scénario, et du développement des autres personnages.


La règle se vérifie : faire un film pour un seul acteur n’est jamais une bonne

 

On prend les mêmes et on recommence…

 

Même réalisateur, même atmosphère, mêmes couleurs, mêmes acteurs, et plein de flash-back. On a l’impression qu’on vient de quitter la scène où Selene découpe Viktor. Vous pouvez d’ailleurs regarder les 2 films en continu, pour un totla de de 226 minutes (3h40), et vous n’aurez pas l’impression visuelle d’en voir deux.

D’ailleurs qui s’en plaindrait ? Cette ambiance métallique est visuellement assez étonnante et vaut le coup. Seulement, on ne trouvera ici que la continuité visuelle du premier épisode, pas d’innovation ni de changements (à part la transposition malheureuse des lieux urbains du premier opus dans la montagne/foret/caverne de Hongrie).
“On tient une bonne formule, on la garde”

 

Un excellent casting…

 

Kate Bequinsale fait la gueule

Vous allez me dire: “le vague à l’âme c’est dans l’air du temps, regardez, Marilyn Manson a investit tout son capitale dessus et ça marche !“. Alors, de la même façon Kate Becquinsale fait la gueule, confondant inspiration et tirage de tronche.
Elle totalise en tout 4 émotions, lui assurant, au passage, l’oscar de l’actrice qui fait le plus la gueule dans un film :

  • Je fais la gueule normalement (parce que ma vie est super triste)
  • je fais la gueule parce que je suis super triste (“Corvin vient de mourir, c’est horrible, holàlà“)
  • je fais la gueule parce que je dessoude un méchant et je dois être concentrée (“pan ! pan ! Oups, j’ai évité la balle !“)
  • je fais presque pas la gueule parce que j’ai enfin couché avec un mec (“c’est le plus beau jour de ma triste vie, je ne suis plus vierge, bouhouhou“).


Scott Speedman
, lui, joue plutôt très bien. Il fait ce qu’il peut, vu la petite place qui lui est laissé dans le film.
On apprend néanmoins, que pour un mec qui prend le métro et qui est censé être docteur (voir Underworld 1), il est super bon :

  • en connerie (il n’écoute absolument pas les conseils avisés de Selene, un peu comme le teen-ager du slasher de base. Du genre : “Surtout il faut boire du sang de synthèse et ne pas manger de la nourriture humaine… Devinez ce qu’il va s’empresser de faire ?)
  • en mécanique (il te répare un camion comme ça, hop, en moins de deux)
  • en nique (il te nique Selene comme ça, hop, en moins de deux)

 

Et c’est tout. Un personnage caricatural, l’idéal masculin que toutes les mères aimeraient se voir présenter par leur fille. On n’apprendra rien sur ce mutant unique, sur ses nouveaux pouvoirs, ses limites, ses motivations. Un personnage creux, sauvé par une excellente interprétation.

 

J’ai essayé pour voir cet film avec un projecteur mais je ne sais quel est le meilleur. L’alternatives:

 

Benq w1070 ( un tres utile guide d’achat est ici et ici )

Philips Picopix PPX3610 – L’article est ici